Le Centre de Ressources pour les études en Improvisation

CRI 2022

Le Centre de Ressources pour les études en Improvisation (CRI) est une pièce centrale de l’ISS, conçue comme un lieu de partage, d’échange, de consultation et de création de ressources. Il se compose d’un fonds documentaire temporaire ouvert quotidiennement, et de moments d’activation de ce qui en constituera le coeur, à savoir: un Planétarium.

Un Planétarium d’un autre genre, qui cherchera à représenter les improvisateur·ices et leurs mouvements depuis la voûte de nos mémoires. A projeter des constellations. A collecter d’autres trajectoires.

Le CRI abritera en effet le projet « Cartographier les pratiques improvisées », né en 2021 et soutenu par l’Institut Universitaire de France. Ce projet collaboratif répond au besoin de créer un outil de repérage cartographique de la pollinisation (circulations, filiations, influences) des pratiques expérimentales improvisées qui animent les arts de la parole et du geste. C’est-à-dire à inventer à plusieurs un outil partagé qui permette de se repérer dans l’histoire de l’improvisation.

La CRI lancera in situ une collecte d’histoires orales. Des témoignages individuels qui prendront chacun la forme d’une carte contée, et remonteront ainsi les fils de l’histoire à partir de mémoires vivantes – fidèles en cela à la tradition de transmission orale qui caractérise les pratiques d’improvisation.

« Quand j’improvise aujourd’hui, de quelles histoires, pratiques, rencontres suis-je l’archive vivante ?« . Une carte sera contée chaque soir depuis le Planétarium, et télé-transmise en direct au-delà de l’île. Un temps radiophonique, un rituel, une façon de veiller. A ne pas perdre trace de ce qui nous a été transmis.

CRI 2019

Au cœur de l’école, un espace a été consacré à la consultation et à la fabrication de ressources sur l’improvisation. Bibliothèque, librairie, enregistrement d’entretiens, construction d’un site internet in situ, le Centre de Ressources en Improvisation était conçu avec le collectif de designers g.u.i., comme un lieu où laisser des traces et se questionner : comment archiver l’improvisation ? quel lieu de documentation et d’activation lui inventer ?

Un fonds documentaire temporaire

L’espace de consultation de ressources sur l’improvisation regroupait 1. un fonds de références contenant des documents (textes, images, enregistrements audio et vidéo) sur l’improvisation qui avaient été transmis en amont de l’école par les participants eux-mêmes ; 2. un ensemble de livres sur l’improvisation provenant de la bibliothèque universitaire de la faculté de lettres et de la bibliothèque de la Villa Arson ; 3. une  collection de livres que les participants ont mis à disposition, provenant de leur bibliothèque personnelle.

uNE Production de ressources

  • Les Tables de conversations

Le collectif g.u.i a favorisé la rencontre entre les participants par le biais de tables de conversations. Chaque jour sur la table : des documents issus du fonds documentaire temporaire sont choisis par les participants de la conversation précédente. Autour de la table : deux ou trois participants découvrent en silence ce paysage documentaire, puis se lancent dans une conversation improvisée autour des documents et du rapport qu’ils entretiennent avec l’improvisation.

Ce dispositif aura permis tout autant la mise en relation de praticiens et chercheurs en improvisation, l’activation de documents, l’improvisation par la conversation, la création de contenus originaux à la fois indexés et édités, la publication sur le web de traces consultables après la rencontre. 

  • Les Collectes
crédits photo: Chloé Saffores

Par un travail de collecte et d’archivage, les étudiantes du nouveau Master Arts de Nice spécialisé en « Improvisation en danse » ont accompagné la création du fonds documentaire, bibliographique et imaginaire sur lequel appuyer les études en improvisation. En développant notamment plusieurs modes de captation:

  • Les Promenades sont un dispositif simple pour recueillir la parole singulière des improvisateurs. Mis au point pendant la Summer School, il consiste à interroger une personne – en déambulant sans plan et sans boussole – sur son expérience vécue d’un ‘état d’improvisation’.
  • D’autres collectes ont été menées à partir de la méthode de l’entretien d’explicitation.

Vers une plate-forme numérique

Les ressources produites pendant la rencontre sont digitalisées et documentées sur un espace en ligne inspiré de l’atlas d’Aby Warburg – Archipels.org – développé par l’artiste Vincent Chevillon.

L’enregistrement des entretiens et des conversations, les documents convoqués et leur index sont rassemblés dans une archive numérique qui prolonge le temps de la rencontre, et désire préfigurer ce que pourrait être un centre de ressources dématérialisé pour les études en improvisation.

L’atlas dont nous disposons aujourd’hui – https://improvisation.dcfvg.fr/atlas – est en phase d’expérimentation. Il est régulièrement nourri et questionné par les étudiantes du Master Arts spécialisé en « Improvisation en danse ».

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